Aurélie : Commençons par une présentation, peux-tu nous parler de toi ?
Yorfela : A la base, je suis musicien et comédien, et je suis devenu également auteur, compositeur, interprète et arrangeur. J’ai commencé par le théâtre, à l’âge de 14 ans en intégrant la compagnie d’Agnès Delume, puis j’ai fait pas mal de comédies et de mises en scènes. J’écrivais des textes, j’avais même commencé à écrire une pièce de théâtre et j’écrivais beaucoup de poésies. Par plaisir et par amour de la musique, j’ai ensuite commencé à jouer de la guitare pour accompagner les poèmes que j’écrivais. Cela m’a tellement branché qu’au lieu de m’inscrire au conservatoire d’Art Dramatique, je me suis inscrit au conservatoire de musique à l’âge de 17 / 18 ans. Mes parents ont été surpris, car ils s’habituaient juste au fait que je devienne comédien, ce qui n’est pas évident en soi, mais mon père m’a encouragé en me disant de travailler comme un fou pour y arriver et c’est ce que j’ai fait et ce que je continue de faire à fond, puisque c’est mon choix !
Aurélie : D’où vient ton nom d’artiste « Yorfela » ?
Yorfela : C’est le nom d’artiste que j’ai choisi pour représenter le style de musique que je fais (brésilienne, flamenco, tango argentin…). C’est mon nom de famille à l’envers, sans le "P" pour ne pas que ça fasse bizarre. Par ailleurs, Yorfela, prononcé à l’américaine renvoie un peu à la traduction « Ton ami » et je me suis validé dans ma tête que « Yorfe » renvoie à une image de rêve / de quête ce qui représente beaucoup pour moi.
Aurélie : Ecris-tu tous les textes de tes musiques ? Comment se déroule les compositions ?
Yorfela : Oui, j’écris les paroles et je réalise toutes les chansons de A à Z. J’écris aussi pour les autres instruments qui jouent avec moi, comme par exemple, le violoncelle, le bandonéon, la ligne de basse, etc. Tout ça je ne le laisse pas ! Certes, quand je travaille, j’aime bien demander à mes musiciens leur avis et leurs goûts artistiques. Si je les ai engagés c’est aussi pour cet échange là ! Un échange, comme là, est important pour moi, c’est ainsi que j’aime travailler mais sur le fond c’est un peu moi qui vais avoir le dernier mot du fait que ce soit mon projet.
Aurélie : Pourquoi avoir choisi cette filière artistique, plutôt qu’une autre ?
Yorfela : Il était évident que l’artistique était ma fibre. C’est dans ces métiers que je pouvais retrouver l’amour des autres et le plaisir des rencontres. J’aime le contact humain, j’aime par ce métier là, rencontrer des gens, des histoires incongrues, des histoires un peu folles… Je pense qu’il en arrive aussi dans d’autres métiers mais dans celui-ci la fréquence des aventures est un peu plus grande. J’ai choisi ce métier pour cela et bien sûr pour l’amour de la musique !
Aurélie : Comment t’est venue l’idée de mettre tes poésies en musique ?
Yorfela : Ayant appris le piano entre 7 et 10 ans, j’ai acquis une notion musicale du rythme ce qui me parle beaucoup et que l’on peut retrouver dans mes musiques. Dès lors, j’ai essayé de mettre mes poésies en musique, puis ça m’a donné envie d’écrire d’autres textes car je me rendais bien compte que la poésie c’est une chose mais la poésie mise en musique ça en est une autre. De plus lorsque tu travailles de cette façon là, tu te rends compte que tu peux écrire un poème vraiment destiné à être mis en valeur par musique.
Aurélie : Jusqu’où se porte ton goût pour les mots ?
Yorfela : L’acquisition récente d’un nouveau logement m’offre l’occasion, au vu d’une plus grande surface, de reprendre des lectures de textes et de poésies que je faisais lorsque j’étais comédien ainsi que de m’associer avec une association parlant de la poésie et de l’exil des gens. Je suis touché par l’errance, c’est un truc que j’ai beaucoup fantasmé. J’imaginais que j’allais errer, que j’allais parfois finir complètement exclu tellement j’avais l’errance dans ma tête, j’avais peur que ça aille dans quelque chose d’extrême. Mais je l’ai tout de même cadré pour que ce soit inscrit dans de l’artistique. Des fois, j’avais des sensations, comme par exemple, l’envie d’écrire une chanson intitulée « Clochard Des Palaces » ou encore « Le Dandy Des Trottoirs »…
Aurélie : La musique a-t-elle réellement une priorité sur le théâtre ?
Yorfela : Oui car ça a été un tel sacrifice, que j’ai envie que ça se concrétise. Mon grand projet concerne mes chansons, mais il y a aussi les projets sur lesquels je travaille pour d’autres personnes.
Aurélie : Sur quels projets travailles-tu avec d’autres personnes ?
Yorfela : Cette année fut pleins de rebondissements professionnels, dans le sens où j’ai été intégré dans l’équipe de Pierre Cardin, pour monter le Don Quichotte de la Mancha, de la version adaptée par Jacques Brel et mise en scène par Gérard chambre. Je suis à la direction musicale, c’est moi qui fais les musiques, les arrangements, et la direction artistique des musiciens sur scène en sachant que je joue aussi sur ce spectacle là. J’ai également plusieurs collaborations, notamment une avec Peter Lorne pour son album que je dois terminer cette année ainsi que beaucoup de rencontres musicales. J’ai aussi travaillé au côté de Bénédict, toute cette année et j’ai eu l’occasion d’accompagner Enzo Enzo pour des concerts ainsi que Pauline Ester pour un autre concert qui s’appelle «La Caravane De La Tolérance», c’est un collectif fait par Michel Deshays où justement, on a fait un concert pour une cause particulière. Hormis cela, on me demande des collaborations pour faire des musiques de film.
Aurélie : Tu as l’air d’apprécier d’apporter ton aide à d’autres artistes, pourquoi ?
Yorfela : Vu que j’aime les artistes, j’aime aussi les accompagner. Je suis arrivé à un niveau instrumental assez confortable pour me lancer dans cet accompagnement et leur proposer une alternative à quelque chose parfois un peu simple de l’instrument. Bref, c’est sortir un peu les artistes, comme moi j’aime bien me booster un peu car je ne me contente pas de peu. Je suis très exigeant avec moi-même et avec les autres tout autant parce que je dois révéler leur talent, comme j’essaie de révéler le mien et c’est vraiment quelque chose qui me tient à cœur.
Aurélie : Tu es déjà monté sur scène à plusieurs reprises, peux-tu donc nous dire ce que tu as tiré de ces expériences ?
Yorfela : Vu que j’ai la double démarche d’avoir été comédien avant et d’avoir été musicien chanteur après, et puis d’avoir finalement fait les 2 en même temps sur scène, j’essaye de regrouper un peu tout ça. Dans le théâtre, j’aime bien l’idée que le spectacle se déroule puis que tu sois remercié et applaudi entre guillemets à la fin. Ce qui est un peu déstabilisant dans la musique et durant un concert, c’est que tu es applaudi entre chaque chanson, et donc des fois je fais exprès d’enchainer des chansons pour ne pas avoir ces moments là finalement, un peu systématiques. Le côté systématique, c’est un truc que je n’aime pas du tout, ça m’ennuie très rapidement. En enchainant trois musiques d’affilées de façon cadrée, en prévenant les musiciens à l’avance pour donner un rythme, ça permet aussi de laisser un temps aux gens pour souffler un peu. D’autre part, je n’ai pas un discours type pour chaque concert, toutes les musiques sont hyper préparées, mais ce que je dis entre les chansons, je ne le prépare pas, c’est de l’impro totale. J’aime bien ça, j’aime bien me surprendre et prendre des risques.
Aurélie : Quelle approche as-tu avec le public durant tes concerts ?
Yorfela : J’aime jouer un peu avec le public, j’aime le jeu, j’aime bien ce charme discret qu’il y a sur scène entre le public et l’artiste et sans mettre forcement une barrière, j’aime aussi la proximité. J’ai fait des concerts où des personnes sont juste en face de toi, et là, l’émotion faut la faire passer. C’est déstabilisant de voir les yeux des gens. Quand t’es dans une salle noire, les gens tu les devines, tu les vois à peine ce qui te permet de bien te plonger dans ton univers, mais une fois que tu es pris à partie par les yeux des personnes que tu vois, c’est comme de jouer devant tes amis : c’est plus déstabilisant pour moi ! Par exemple, lorsque j’ai fait la première partie de Georges Moustaki, il y avait 600 personnes et finalement j’étais beaucoup plus à l’aise que de jouer devant 50 personnes qui te regardent et t’écoutent vraiment.
Aurélie : Tu es entouré d’un groupe de musiciens talentueux, comment vous-êtes vous rencontrés ?
Yorfela : Avant la naissance de ce projet qui était de faire mes chansons, j’ai joué dans un opéra produit par Influenscène, mis en scène par Jean Luc Paliès. On a tourné pendant 2 ans avec ce même spectacle au sein duquel il y avait des musiciens classiques, comme Maylis Dugène au violoncelle, Caroline Debonne à la flute traversière, etc. J’ai également rencontré d’autres amis dans le jazz car j’avais fait pas mal de guitare jazz aussi, et d’autres par le biais des rencontres où l’on se retrouve humainement touché par certaines personnes que tu as envie de prendre avec toi. Parfois, il y a aussi des gens qui galèrent un peu, alors si je peux les aider en les intégrant dans mon groupe, je le fais aussi.
Aurélie : De combien de personnes est composé ton groupe ?
Yorfela : Quand on joue, il y a différentes formules. Lorsque l’on est vraiment au complet, on est en sextet (6) avec parfois, des invités en plus. Au saxophone il y a Samy Thiébault qui vient, parfois Caroline Debonne revient de temps en temps car elle habite à Nice, tout comme Maylis qui habite maintenant en Bretagne, ce qui n’est pas toujours évident !
Aurélie : Tu joues de la guitare de plusieurs types, tu as fait du piano, joues-tu d’autres instruments ?
Yorfela : J’ai commencé par le piano quand j’étais jeune, et j’ai toujours un peu continué, je m’en sers pour les arrangements. Comme tout guitariste, je joue de la basse, et là, je me suis mis au cuatro venezuélien, c’est une petite guitare à 4 cordes, un peu comme l'ukulélé mais en plus grand. Et puis vu que j’utilise aussi la musique assistée par ordinateur, je travaille pas mal d’instruments via le MIDI. J’ai un rapport avec les instruments qui est assez honnête, dans le sens où si je ne sais pas en jouer, je vais plutôt chercher les gens qui savent bien le manier que de m’inventer percussionniste. J’ai tellement de respect et d’admiration pour les instrumentistes et musiciens, que je préfère faire des rencontres comme ça que de m’improviser.
Aurélie : Que pouvons-nous te souhaiter pour ton avenir dans le domaine musical ?
Yorfela : Qu’on vienne déjà m’épauler un peu, que je ne sois pas finalement tout seul dans cet univers là, à me battre. C'est-à-dire qu’il faut trouver des partenaires, des producteurs, toute une équipe... J’ai déjà monté cela autour de moi mais ça revient tellement cher. C’est un peu chiant de parler tout le temps de ça, mais c’est une réalité, à un moment il y a un truc concret, tu ne peux pas tout faire tout seul ! Quand j’engage des gens, je suis assez honnête pour vouloir les payer honnêtement et bien, ce qui du coup me coûte énormément d’argent. J’ai pu faire ça pendant 1 an ½ - 2 ans mais là ça devient un peu plus compliqué, du fait qu’il y a aussi l’arrivée de mon petit garçon, les responsabilités sont donc un peu différentes, et je dois faire avec les moyens du bord. Donc oui, ce serait de rencontrer des gens, une maison de disque, un label, qui s’intéressent à moi pour y aller à fond, car je ne suis pas du genre à lâcher le morceau aussi rapidement, je suis toujours aussi motivé ! Il me faut aussi avoir du temps pour recomposer des chansons, j’ai hâte de me replonger là-dessus.
Bienvenu sur Detec-Art, le blog où vous pouvez découvrir des personnes talentueuses dans différentes activités. Que se soit dans le domaine
de la musique, de l'écriture, du dessin, etc. on ne se lasse pas d'apprécier certains talents.
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J'aime aussi le choix et la diversité des instruments.
merci pour ta visite sur mon blog
bz
Bon WE et peut être à une autre fois!
Maryjo
géniale cette présentation et en plus j'aime bien son style à ce chanteur ..bravo à lui et bisousssssss
Excellent week-end Aurélie.
A bientôt.
Qui le suivent avec bonne cohésion merci a toi de m'avoir fait découvrir ce chanteur. pleins de bissssssssous André.
Il faut que je vienne te voir plus souvent pour être mieux renseignée sur ces talentueux artistes.
Bonne fin de journée et à bientôt
Surfingmoune
Merci de ta visite
bon week-end
A+++++++++
Bonne soirée . Bisous.
Roby.
a+ bises
Bon week end et merci de tes passages webmastrice!
Un artiste que je ne connaissais pas.
Bonne journée.
bisous et bon dimanche
pat
j'aime bien se stil de chançons.
bonne soirée bisous (tonton)
tu sais aurélie on a notre chanteuse c'est Krystel, sacrée jolie voix ...Elle fait un concert le 8 avril je crois ...à annecy
son blog http://seuleaumonde.over-blog.com
pourquoi ne pas les mettre en rapport tous les deux ???
bises .
D'Un Consert Privé.
Ou J'ai Passée Une Agréable Soiré
Mercie à Toi Et A Lui.
Plein De gros Bisous.Et Au Rendez Vous de Mon Nouveau Blog.